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Le chantier a commencé début septembre et s’achèvera le 15 décembre. Un gros travail de restauration de fresques murales y a été effectué.

«Tout avait été recouvert de peinture blanche, durant le XXe siècle. » Marco De Meo, restaurateur de peinture, de l’entreprise Res’art, souligne ainsi l’étendue du travail réalisé en l’église Saint-Pierre-ès-Liens de Sauternes.

Le chantier de restauration de cette église classée monument historique, a été débuté en septembre et devrait s’achever autour du 15 décembre. « Je savais qu’il y avait des fresques sous la peinture, mais je n’en connaissais pas le dessin, précise Marco De Meo. Aussi, il a d’abord fallu dissoudre la peinture glycérophtalique qui recouvrait le mur. C’est un travail délicat parce qu’il ne faut pas trop en appliquer, pas trop longtemps non plus pour ne pas détruire ce qui se trouve en dessous. »

Petit bout par petit bout, le restaurateur a ainsi révélé une fresque sans doute peinte en badigeon minéral au XVIIe siècle. « Lorsqu’on découvre ce qui se cache sous la peinture, il y a une forme d’archéologie, compare Marco De Meo. C’est excitant de voir ces vestiges de plusieurs centaines d’années. »

Puis, vient le travail de restauration. Par endroits, la fresque biblique présentait de gros manques et des fissures. C’est là que tout le talent de restaurateur de peinture entre en jeu.

« Je ne peux reproduire que les parties manquantes géométriques, insiste l’artisan. Je ne peux pas imaginer des morceaux effacés, ce serait un faux artistique et un faux historique. À ce moment-là, je les laisse vacant. »

Comme un hommage à l’histoire qui parfois laisse s’échapper quelques-unes de ses bribes, de petits trous apparaissent dans la fresque. Elle n’en est pas pour autant amoindrie, puisque tout le travail de Marco De Meo consiste à sublimer l’œuvre d’origine. « Pour les dorures entourant la cène, je n’utilise pas de feuilles d’or, mais un mélange chromatique de vert, rouge et jaune donne l’illusion de doré, décrit-il. La seule différence avec les parties d’origine est que la nouvelle dorure ne brille pas. Mais le but est aussi de différencier le neuf et l’ancien. »

Pour le reste de l’église, le choix de l’architecte, Martin Mogendorf, s’est porté sur une peinture dans les goûts du XVIIIe siècle. Ainsi, les murs de l’église ont désormais une teinte unie bordée de fines bandes de gris et d’orange, soulignant les beaux vitrages d’époque.

Enfin, boiseries et plancher de la sacristie notamment, ont eux aussi connu un coup de neuf. L’église devrait ainsi rouvrir ses portes au public, fin décembre.

Publié 

 http://www.sudouest.fr/2013/12/12/nouvelle-parure-pour-l-eglise-1256715-2932.php

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